Contexte

   Le réchauffement climatique

– plus rapide que prévu 

Les mesures… trop lentes à venir

 

Les scientifiques du GIEC publieront  début octobre leur nouveau rapport, un cri d’alarme qu’il faudra prendre au sérieux, car le changement climatique s’accélère.  Il faut s’attendre à ce que le réchauffement dépasse les 1.5 °C dès les années 2040. En Suisse, il atteint déjà 2°C, avec des conséquences visibles sur l’agriculture, les glissements de terrains, les glaciers, la biodiversité…

Les solutions proposées par la Confédération dans la révision de la loi CO2 manquaient déjà d’ambition au départ et par la pression des lobbies deviennent carrément insuffisantes. Visiblement les intérêts  économiques à court terme ont encore beaucoup trop de poids.

Atteindre la cible de 1.5°C nécessitera des mesures politiques bien plus radicales que celles proposées actuellement, accélérant les changements de priorités et de comportements nécessaires pour réduire à zéro les émissions CO2 de la Suisse. La mobilité est le parent pauvre de notre politique climatique. Par exemple à Genève, toutes les économies de CO2 réalisées dans d’autres secteurs ont été annulées par le développement de l’aéroport. Le Canton a aussi pris des décennies de retard dans le développement d’une offre de transport en commun efficace pour son agglomération, qui intègre la France voisine.

Plutôt que prendre de vraies mesures pour la mobilité en Suisse, le Conseil fédéral préfère acheter des permis de polluer à l’étranger. De la poudre aux yeux. Il est à la fois inefficace et injuste de faire porter le poids de notre consommation excessive par des pays qui en seront les premières victimes. Nos banques et nos fonds de pension doivent aussi désinvestir des énergies fossiles. Les activités gérées depuis la place financière suisse ont un impact équivalent à 20 fois les émissions domestiques de la Suisse.

Exigeons dès maintenant des mesures déterminées pour contrer le réchauffement, que ce soit directement en Suisse et en France voisine, par une mobilité respectueuse de l’environnement, une alimentation plus végétale, ou indirectement par une finance plus durable et une réduction de nos émissions grises, le tout en respectant les principes de justice climatique !