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Dorota Retelska · 21 août 2018 à 17 h 05 min

Le réchauffement sera rapide ces dix prochaines années et devrait être ramené à 0,5°C

Le réchauffement climatique a rapidement progressé ces dernières années. Un rapport du Climate Institute pour l’ONU ( printemps 2018) déclare que les températures augmentent aussi vite que le CO2, ou même plus vite, exponentiellement. C’est un réchauffement plus rapide que prévu. Plusieurs effets secondaires aggravants du climat semblent se mettre en branle et aggraver la situation: la fonte de la glace Arctique, la perte du carbone des sols, le dégel du permafrost et émission de méthane du permafrost.

Les auteurs de ce rapport s’attendent à un réchauffement rapide ces dix prochaines années, provoqué par le CO2 déjà présent dans l’atmosphère. Il causera probablement des catastrophes de plus en plus importantes. Ils mentionnent le rapport du GIEC sur le réchauffement d’1,5°C qui prévoit déjà des effets significatifs sur nos conditions de vie sur Terre, l’environnement et la société.

A plus long terme, les effets négatifs sur le permafrost et les écosystèmes pourraient causer des sauts rapides et importants de température terrestre, qui auraient de très graves conséquences. Pour éviter ceci, les auteurs suggèrent de faire baisser le réchauffement climatique à 0,5°C à la fin du siècle.
Plus nous attendons plus l’effort pour limiter le réchauffement sera gigantesque. La seule solution responsable paraît un programme agressif de restauration du climat, ainsi qu’un organe de décision apparenté à la COP.

Ils recommandent plusieurs solutions:
– Tout d’abord la promotion des énergies renouvelables, solaire, vent, énergies marémotrices et autres énergies naturelles.
– La réduction rapide d’émissions de carbone
– La capture de méthane
– Un transport terrestre électrifié rapidement et un transport aérien alimenté par les biofuels
– La reforestation et l’amélioration des sols
– Développer les techniques de capture de carbone, y compris géothérapie, afforestation, biochar
– Géoengeneering solaire dans l’Arctique
– Restauration d’écosystèmes vitaux
– Fertilisation des océans
– Autre modèle économique basé sur la mitigation plutôt que la croissance et incluant un prix carbone

Comme James Hansen le suggérait, la limite de stabilité du système climatique pourrait être 350 ppm, car nous voyons que le système devient déjà instable.
Un réchauffement de 1,5°C présente un risque intolérable et doit être limité à 0,5°C il faudrait baisser les émissions de 6% par année et capter 153 PgC atmosphérique.

Le niveau de CO2 doit tomber au niveau préindustriel de 280 ppm et y rester pendant une période prolongée.
On devrait aussi restaurer la glace Arctique, peut -être par une technique artificielle telle que pomper l’eau de mer à la surface de la glace pour l’épaissir.
Les auteurs espèrent qu’une intervention efficace pourra être effectuée en quelques décennies.
Elle doit pouvoir être rapidement déployée à large échelle et pas trop chère, utiliser un minimum de technologie, d’énergie fossile, fonctionner facilement avec peu de soutien, et minimiser les effets secondaires.

Ils présentent quelques solutions de géoengeneering et conseillent de prendre des mesures rapides, avant que le climat ne rende l’action humaine impossible. L’épaississement artificiel de la glace Arctique, par exemple, est encore possible,
mais si la fonte progresse, il sera bientôt trop tard.

Ils conseillent le développement de modèles économiques durables et la taxe carbone. Face aux risques accrus de catastrophe, les compagnies d’assurance anglaises, par exemple, ne sont plus solvables.

Il semble clair que des événements d’une gravité extrême nous attendent. Il faut en prendre conscience, et agir vite. De nombreuses solutions existent, d’autres pourraient être développées rapidement. L’alimentation partiellement végane est aussi une excellente solution pour sauver la Planète.

yvwinteler · 2 septembre 2018 à 18 h 27 min

Vous êtes nombreux à demander pourquoi la manifestation est le 13 octobre, et pas le 8 septembre comme partout ailleurs.
La réponse est simple : il y a AUSSI une manifestation le samedi 8 septembre, dès 16 heures, près de la place du Molard.

Toutes le infos sont ici : https://actionnetwork.org/events/rise-for-climate-geneva

Melvine Gangath · 17 septembre 2018 à 19 h 54 min

De petits gestes

Un bon plat de crevettes juste saisies, avec un peu d’ail et des herbes fraîches, j’en rêve toute l’année! C’est donc avec beaucoup d’entrain que je me dirige vers le rayon fruits de mer de ce grand supermarché dont je tairai le nom.
Je suis toujours impressionnée par la quantité, l’abondance des produits proposés à la vente, quand de nombreuses familles n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent pour le dîner.

Allez ! Je me lance à la recherche du bon produit, de la bonne étiquette.
Les étiquettes, parlons-en tiens! Pas si simple de les décortiquer, entre les mots compliqués et ces codes à deux ou trois chiffres qui commencent par un E. Pour ma part, je me suis inventée une grille de lecture assez simple, qui dit EXXX dit produit pas vraiment bon à consommer. C’est un peu léger mais j’assume.

Il existe d’ailleurs de nombreuses applications disponibles dans le but de nous aider à y voir plus clair. Aliments transformés, produits cosmétiques, elles décryptent pour nous les substances chimiques présentes dans nos produits de consommation courante. Facile d’utilisation, elles sont un réel support dans notre défi quotidien pour mieux consommer.

Je dois reconnaitre que je ne suis pas très optimiste quant au devenir de notre planète. Le sujet occupe une place grandissante dans l’espace public, cependant je doute que les terriens aient réellement pris conscience de l’enjeu. Il paraît que ce sont les petits gestes du quotidien qui peuvent faire la différence.

Et bien figurez vous que dans ma quête de la crevette parfaite, je suis tombée sur une maman et son fils d’environ douze, treize ans particulièrement concentrés face à cet étal. Ils prenaient le temps de lire très attentivement l’étiquette de chaque produit qu’ils sélectionnaient pour leur aspect visuel.

– Non pas celle-ci mon chéri, il y a beaucoup trop d’additifs
– Et cette marque maman?
– Ah oui, c’est un peu mieux mais allons voir si on ne trouve pas un produit qui a parcourus moins de kilomètres

Je me suis bêtement arrêtée tout près d’eux pour les observer, les écouter.
J’étais absorbée par cette scène si banale qui se déroulait sous mes yeux.
Je dois vous avouer que cette mère et son fils ont réchauffé mon cœur, ils ont réussi à changer mon humer, car non, les courses ne sont pas une partie de plaisir.

Adopter une attitude responsable, faire de son mieux pour changer ses habitudes de consommation. A l’image de cette famille, je souhaite que ce message trouve un écho auprès du plus grand nombre. J’ai finalement renoncé à acheter ces crevettes qui me faisaient tant envie. Je quitte ce lieu étourdissant avec un peu d’espoir.

Et si décrypter les étiquettes sauvait la planète ?

Melvine Gangath

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